Mille feuilles, suppression d’un échelon, simplification, fusions, suppressions des syndicats redondants, clarification des compétences… qu’ils disaient.
Or, pour mettre en œuvre son grandiose plan transport, le secrétaire d’Etat à l’Aménagement de la région capitale, Christian Blanc, envisagerait de créer un nouvel établissement public autonome à la main de l’Etat.
Histoire de se dispenser du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) dont l’Etat est partie prenante, mais qui a le double inconvénient d’avoir cette compétence décentralisée et d’être depuis peu présidé par le président de la région, Jean-Paul Huchon.
Hier c’était la concurrence SNCF/RATP, RER-Eole contre ligne 14, demain ce sera la guerre entre le métro Blanc à 10 kms de Paris contre l’Arc Express de Huchon.
Il faudrait peut-être confier à Michel Rocard une ambassade pour pacifier les relations Etat – Région Ile-de-France ou plus simplement une réunion de cabinet de ses anciens collaborateurs, voire rappeler de Gaulle et Delouvrier pour « mettre de l’ordre dans ce bordel ».
Sinon le STIF et la décentralisation des transports, qui marche à merveille dans les 25 autres régions françaises, n’auront plus qu’à faire snif-snif et les usagers attendront 2020 du fait de la dispersion et de l’étalement des financements.
mardi 31 mars 2009
La Région confortée !!!
Enfin, le président de la République vient de prendre clairement position en faveur des régions. Evoquant un « nouvel élan », il a affirmé : « Il faut accélérer la coopération régionale »... Ceux qui doutent, peuvent se reporter au discours prononcé par Nicolas Sarkozy, le 26 mars 2009, à Kinshasa.
mardi 24 mars 2009
Région + département = département ?
Les iles de la République ont souvent une longueur d’avance sur la métropole.
On se rappelle que le statut de la Collectivité territoriale de Corse avait préfiguré la loi instituant les Conseils régionaux.
En sera-t-il de même avec le référendum qui va se dérouler à Mayotte le 29 mars ?
Nos compatriotes Mahorais doivent dire s’ils renoncent à la « collectivité départementale de Mayotte » pour transformer le statut de leur territoire en une collectivité unique appelée « Département », qui exercera les compétences dévolues aux départements et aux régions d’Outre-mer.
Un peu comme en maths, quand + et - = -, région et département = département !
Selon cet exemple, si demain la Région Alsace et les deux départements alsaciens décidaient de fusionner, cette nouvelle entité s’appellerait donc « Département » ?
On se rappelle que le statut de la Collectivité territoriale de Corse avait préfiguré la loi instituant les Conseils régionaux.
En sera-t-il de même avec le référendum qui va se dérouler à Mayotte le 29 mars ?
Nos compatriotes Mahorais doivent dire s’ils renoncent à la « collectivité départementale de Mayotte » pour transformer le statut de leur territoire en une collectivité unique appelée « Département », qui exercera les compétences dévolues aux départements et aux régions d’Outre-mer.
Un peu comme en maths, quand + et - = -, région et département = département !
Selon cet exemple, si demain la Région Alsace et les deux départements alsaciens décidaient de fusionner, cette nouvelle entité s’appellerait donc « Département » ?
vendredi 20 mars 2009
L’esprit du Comité
La proposition n°14 du rapport Balladur n’a pas le succès médiatique réservé à certaines autres. Elle propose que le Parlement fixe chaque année l’évolution de la dépense publique locale. « Dans l’esprit du Comité, il ne s’agirait pas de mettre en place un dispositif contraignant, qui serait d’ailleurs contraire au principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales, mais de fournir un repère… », précise le rapporteur.
Plus besoin de croissance du PIB ou d’inflation, l’Etat veille et sait ce qu’il faut pour chaque territoire. C’est la fin des dotations indexées sur des réalités économique et des possibilités de péréquations solidaires entre collectivités. Ce sera tant, circulez ! La loi de finance ira-t-elle jusqu’à fixer, selon le vocable à la mode, une « croissance négative » ?
Ce sera indicatif, certes, mais gare à ceux qui ne s’y conformeront pas, l’Etat pourra les y contraindre en réduisant leur DGF.
Casser le thermomètre pour arrêter la fièvre, on avait plus vu cela depuis la fin du Gosplan en URSS ! C’est le grand retour de l’économie planifiée.
Plus besoin de croissance du PIB ou d’inflation, l’Etat veille et sait ce qu’il faut pour chaque territoire. C’est la fin des dotations indexées sur des réalités économique et des possibilités de péréquations solidaires entre collectivités. Ce sera tant, circulez ! La loi de finance ira-t-elle jusqu’à fixer, selon le vocable à la mode, une « croissance négative » ?
Ce sera indicatif, certes, mais gare à ceux qui ne s’y conformeront pas, l’Etat pourra les y contraindre en réduisant leur DGF.
Casser le thermomètre pour arrêter la fièvre, on avait plus vu cela depuis la fin du Gosplan en URSS ! C’est le grand retour de l’économie planifiée.
Du pain et des jeux
Le rapport Balladur inspire manifestement les élus locaux. Au choix sur le registre alimentaire, on évoque le mille-feuilles, mais aussi le pudding et la lasagne, avec toujours au bout « territorial ».
Mais le registre des jeux n’est pas en reste avec le Monopoly, le Meccano et le bonneteau. On risque vite l’indigestion ou l’addiction aux jeux à ce train là. A suivre…
Mais le registre des jeux n’est pas en reste avec le Monopoly, le Meccano et le bonneteau. On risque vite l’indigestion ou l’addiction aux jeux à ce train là. A suivre…
Il reste un canton
Supprimer les cantons, voilà une réforme qui va changer la vie des colleurs d’affiches électorales. En ville on ne sait même pas où sont leurs frontières et à la campagne, on ne le sait que trop.
Ni collectivité, ni établissement public, ni même pays, sans compétence ni budget, nos chers 4 039 cantons ne sont que des circonscriptions électorales qui ne servaient que deux dimanches tous les six ans pour élire les conseillers généraux. Paris vivait d’ailleurs sans cantons depuis toujours.
Enfin, il restera toujours un Canton. C’est même le plus grand, 6 560 000 habitants au cœur d’une agglomération de 12 600 000 habitants. Non ce n’est pas le Grand Paris, c’est Canton en Chine.
Ni collectivité, ni établissement public, ni même pays, sans compétence ni budget, nos chers 4 039 cantons ne sont que des circonscriptions électorales qui ne servaient que deux dimanches tous les six ans pour élire les conseillers généraux. Paris vivait d’ailleurs sans cantons depuis toujours.
Enfin, il restera toujours un Canton. C’est même le plus grand, 6 560 000 habitants au cœur d’une agglomération de 12 600 000 habitants. Non ce n’est pas le Grand Paris, c’est Canton en Chine.
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